Nom : Annedda
Brasserie : Pit Caribou
Type de bière : Annedd’ale
Couleur : Ambre reflet rouge
Alcool : 5.2% alc./vol.
Cette Annedd’ale don’t la mousse disparaît très rapidement et dont le pétillement est quasi inexistant est intéressante, mais je dois dire qu’elle ne m’a pas renversé. Pourtant lorsque je l’ai versé une belle mousse crème est apparu et on entend vraiment le pétillement de la bière et puis pouf, plus de mousse, plus de bulle rien. J’ai approché mon oreille et on l’entend bien pétiller, mais bon rien de très perceptible à l’oeil. Quelques bulles, par-ci par-là, c’est tout.
Au nez il y a une odeur dont j’ai de la difficulté à définir, quelque peu musquée, très animale, la gomme de sapin collante. En bouche, elle à des notes de sucre candi, évidemment de sapin, rappelant un peu les bières d’épinette maison (Marco, Émile Bertrand). Vraiment très rafraîchissante et agréable à boire. Je crois que je préfère la Palabre de l’intendant d’à l’Abris de la Tempête, mais cette Annedd’ale est tout de même fort intéressante. Au départ j’ai trouvé les saveurs subtiles et douces, mais à force de la déguster le sapin se développe encore plus et le sucre vient vraiment définir cette bière que j’aime un peu plus à chaque gorgée.
Le Projet Annedd’ale est un projet ambitieux et qui m’interpelle énormément. L’idée de créer une bière 100% Québécoise et surtout d’élaboré un nouveau type de bière que l’on pourrait appeler AOC Annedd’ale, est non seulement géniale, mais éveil en moi une fierté et démontre à quel point l’industrie brassicole du Québec est en santé. L’initiative vient au départ de Mario D’Eer, qui après avoir pris connaissance du livre ” l’Annedda, l’arbre de vie” de Jacques Matthieu, compris qu’il tenait là non seulement le nom d’un style, mais aussi son ingrédient qui devenait alors indispensable, le sapin Baumier*. Il s’entoura alors de Michel Gauthier, expert brasseur et de Philippe Wouters, éditeur de Bières et plaisirs. Michel Gauthier invita ensuite Tobias Fischborn, spécialiste des levures, et ils décidèrent d’aller cueillir la levure aux Voûtes Jean-Talon à Québec. L’expérience s’avéra positive et après que le laboratoire Lallemand eu isolé une levure Saccaromyces cerevesia, l’aventure pouvait alors vraiment débuter. À la suite de quelques rencontres avec des brasseurs québécois, le cahier de charge prenait forme. Les brasseurs devaient maintenant élaborés une bière qui soit, blonde, légèrement ambrée ou cuivré. comportant des arômes de sapin et de houblon et une saveur épicée avec un arrière-goût agréable entre 4,6 et 5,3% d’alcool. Elle doit être composée de malt 2 rangs, de malt de spécialité, de céréales crues, de pousse, de branches de sapin baumier ou d’huiles essentielles, de houblon et de la levure Îlot des Palais. Le tout d’origine et dont la transformation est québécoise. Le projet est encore en évolution et d’autres spécifications sont à venir pour définir totalement ce que sera LA annedd’ale.
J’aimerais simplement remercier et féliciter tous les gens qui ont participé à ce projet. Cette initiative de collaboration entre brasseurs, spécialistes bièrologues et autres sommités est unique et témoigne de la richesse du patrimoine et de vigueur de l’industrie qui, grâce à des gens passionnés, contribue à stimuler encore plus ce monde déjà en pleine ébullition.
Accord musical:
*L’annedda est à la base du breuvage qui sauva l’équipage de Jacques Cartier du scorbut. Donnacona chef iroquois de Stadaconé, enseigna alors comment préparer le breuvage à base d’écorce et de feuille de l’arbre de vie. Informations recueillies, dans le cahier de charge pour la fabrication de l’annedd’ale écrit, par Michel Gauthier.